Les grands projets à Toulouse

Une ville en mouvement

Toulouse est une ville en perpétuel mouvement. Sur la période 2011-2017, l’agglomération toulousaine s’est fixée comme objectif de développer des grands projets à Toulouse. Ces projets structurants majeurs font la part belle aux transports, à l’aménagement urbain et au développement de zones d’activités ou de logements. Ils doivent permettre de maintenir Toulouse à son niveau de capitale du Sud Ouest et d’améliorer sa visibilité nationale et européenne.

 

Dans le secteur de l’immobilier, l’objectif est clairement la production de foncier et l’aménagement de plus de 2 000 logements par an.

 

Hier, aujourd’hui et demain : de 2012 à 2014

Dès 2012, de nouveaux quartiers ont émergé ou ont été redessinés, favorisant l’arrivée de nouveaux habitants. On attendait un millier d’habitants supplémentaires dans la ZAC d’Andromède et de Vidailhan (récompensée au Palmarès national Écoquartier 2011), tout comme dans le quartier Niel, à Toulouse. Le quartier Tucard, implanté sur la commune de Saint-Orens, doit accueillir 500 nouveaux habitants.

 

Cette même année, l’architecte-urbaniste Joan Busquets et le paysagiste Michel Desvigne ont travaillé avec la ville pour développer un grand projet à Toulouse de réaménagement du centre ville. La circulation piétonne y est largement favorisée, à pied ou à vélo. La ville est d’ailleurs classée troisième au niveau national des villes « où il fait bon pédaler » selon le magasine TerraEco.

 

En 2014, de nouveaux grands projets à Toulouse prennent le relais ; comme les écoquartiers des Ramassiers à Colomiers ou la ZAC de Saint-Martin-du-Touch qui prévoit la création de 1 500 logements. On pourrait encore citer l’ambitieux projet de Toulouse Montaudran Aérospace qui mêle pôle universitaire et lieux de vie, avec un millier de logements. C’est non loin que prend place le nouveau quartier de la ZAC Saint-Exupéry.

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Grand Parc Garonne

Le projet de Grand Parc Garonne permettra la création d’un espace naturel et ludique équivalent à neuf fois le “Central Park” de New York. Emblématique de ce projet, le futur parc toulousain s’étalera sur près de 320 hectares, dont 150 hectares pour l’île du Ramier proprement dite.

 

Le Grand Parc Garonne, un grand projet toulousain

 

Le Grand Parc Garonne permettra la liaison de sept communes, en prenant le fleuve comme colonne vertébrale de l’agglomération tout entière. Ce projet permettra l’aménagement et la réhabilitation de 3 000 hectares sur les 32 km de berges de la Garonne.

Les objectifs sont multiples :

 

  • préserver et valoriser le patrimoine fluvial naturel et bâti (renforcement d’une continuité écologique et découverte de lieux emblématiques de l’histoire et de la culture toulousaine),
  • préserver une agriculture maraîchère,
  • établir des continuités pédestres et cyclables, de loisirs avec de nouveaux franchissements du fleuve (par bac ou passerelles),
  • favoriser et développer de nouveaux usages (observation, promenade, sport, loisirs)
  • favoriser une économie respectueuse de l’environnement.

 

Les premiers travaux vont commencer en 2013 (pour 40 opérations pilotes) et devraient se finir d’ici 2030 (2015 pour la première phase). La première phase de travaux concerne surtout le secteur aval du fleuve (au nord du Grand Parc), l’arc culturel du centre ville et le parc toulousain du Ramier.

 

Le déménagement du parc des expositions libérera l’espace au cœur de l’île toulousaine pour l’aménagement d’un poumon vert. Mais ce projet sera vraissemblablement l’un des enjeux de la prochaine élection municipale à Toulouse.

 

Focus sur le “poumon vert” de l’île du Ramier 
Avant le déménagement du parc des expositions vers Aussonne (prévu pour 2016-2017), des aménagements vont être réalisés sur l’île du Ramier pour le changer en véritable “poumon vert” pour le centre ville. Des lieux de promenade, de nature et de loisirs seront aménagés autour des équipements existants (Stadium, piscine Nakache, Casino théâtre Barrière) et peut-être futurs (cité du rugby, embarcadère ski nautique). L’ancienne usine hydroélectrique EDF devrait être restaurée pour y accueillir un kiosque belvédère. Plusieurs passerelles permettront de relier l’île aux quartiers attenants. L’écluse Saint-Michel sera aménagée en halte fluviale, lieux d’accueil et d’information du public.

Les chiffres du projet :

  • 3 000 hectares réhabilités
  • 32 km de berges de Garonne concernées par le projet
  • 17 ans de travaux (livraison de la première tranche en 2015)
  • 30 millions d’euros de coût total pour la première tranche (achevée en 2015)

Nouveau Parc des Expositions

Actuellement, le parc des expositions de Toulouse est situé sur l’île du Ramier. Il est :

 

  • sous dimensionné : le parc a une trop faible capacité d’accueil par rapport au nombre d’habitants, de visiteurs et de l’envergure des événements proposés,
  • situé en zone inondable : le parc ne peut subir aucune extension.

 

Toulouse Métropole va donc lancer en 2014 la construction d’un nouveau Parc des expositions sur les communes d’Aussonne et de Beauzelle, situé au nord-ouest de l’agglomération et à proximité de l’aéroport. L’objectif est de hisser le Parc au niveau des grandes métropoles européennes et d’intégrer le top 3 des villes attractives en termes d’offre d’exposition (Bordeaux : 84 000 m2 couverts et Montpellier : 57 000m2).

 

 Nouveau Parc des Expositions Toulouse

 

Ce parc propose 110 000 m² de surface utile : une grande halle de 15 000 m², 40 000m² de halls, une aire d’exposition extérieure de plus de 40 000 m² et des espaces complémentaires d’accueil, de restauration, de billetteries de 15 000 m².

 

Le Parc des expositions sera accessible :

  • en transport en commun : création d’un nouvel arrêt de la ligne de tramway T1 donnant sur le parvis d’entrée sur le parc,
  • en voiture : création d’un parking de 4 500 places, intégré architecturalement dans l’enceinte du parc, avec accès direct au coeur du parc).

 

Parc-des-expositions-toulouse-2

 

Afin de prendre en compte la variabilité des expositions, le Parc sera modulable (regroupement possible des halls, proximité des salles de commission et de restauration avec la grande halle). Cette configuration assurera une fluidité et une ergonomie de déplacement, à l’échelle piétonne.

 

Les chiffres du projet :

  • 231 millions d’euros de coût total
  • 110 000 m² de surface utile
  • 4 ans de travaux (avec une première exploitation prévue en 2017)


Toulouse Euro-Sud-Ouest : l’arrivée de la LGV

Attendue depuis plusieurs années par les Toulousains et l’ensemble des utilisateurs de la SNCF, la Ligne à Grande Vitesse (LGV) devrait appuyer le dynamisme et le rayonnement de la ville de Toulouse. À l’horizon 2020, la LGV permettra de relier Toulouse à Paris en 3h15 et de rejoindre Barcelone en quelques heures seulement. La liaison vers les grandes villes comme Bordeaux sera donc facilité.

 

Ce projet d’urbanisme de très grande envergure prévoit la création d’un Pôle d’Échange Multimodal sur le site actuel de la gare Matabiau et l’articulation de nouvelles dessertes locales, régionales, nationales et européennes.

 

Un nouveau quartier sera érigé aux abords de la gare, pour une plus grande mixité d’activités : 5 000 à 10 000 logements pourraient ainsi émerger et 2 à 4 hectares pourraient être dévolus à la création de nouveaux commerces.

Euro-Sud-Ouest-LGV

 

Le gare sera donc agrandie et l’accessibilité sera totalement repensée et optimisée (nouveau bâtiment voyageurs, construction de passerelles engazonnées, de parkings à vélos dédiés, amélioration des accès routiers, réalisation d’une station de taxi, d’une nouvelle ligne de tramway et de Bus à Haut Niveau de Service).

 

Les chiffres du projet :

  • 4,3 milliards d’euros (liaison Bordeaux-Toulouse)
  • 3 milliards supplémentaires pour la liaison Toulouse-Narbonne
  • 4 ans de travaux (avec une première exploitation prévue en 2020)

 

Réaménagement de Toulouse Centre

C’est l’architecte-urbaniste Joan Busquets et le paysagiste Michel Desvigne qui ont remporté l’appel d’offre de Toulouse Métropole pour conduire le nouveau plan de rénovation urbain du centre de Toulouse.

 

Le réaménagement du centre ville de Toulouse doit permettre de redonner plus de lisibilité, de cohérence et d’attractivité au centre ville. Un des enjeux est le meilleur partage des usages (circulation piétonne, motorisée, commerciale, etc.). Les déplacements à vélos et en transports en commun seront donc largement valorisés, ce qui replacera notamment la voiture à sa juste place. Ce réaménagement souhaite, de plus, rendre la part belle à la verdure et aux espaces de détente.

 

Pourquoi un nouveau plan de rénovation urbain ?

  • Fluidifier la circulation, faciliter les déplacements piéton et améliorer l’offre de transport collectif
  • Améliorer la qualité et l’accessibilité des espaces publics
  • Revégétaliser le centre ville et multiplier les espaces propices à la détente
  • Permettre un meilleur éclairage urbain, moins énergivore

 

Réaménagement-de-Toulouse-centre

 

Emblématique de cette rénovation, la refonte de la rue Alsace-Lorraine est sûrement le chantier le plus suivit des Toulousains. L’enjeu a surtout été d’améliorer la circulation sur cet axe très commercial, qui attire en moyenne 15 000 personnes par jour.

 

Le compromis trouvé a permis de conserver un espace de circulation motorisée (pour les résidents et les commerçants) mais également une large zone piétonne. La rue est totalement achevée depuis septembre 2013.

 

Réaménagement du centre de Toulouse

 

Oncopole

Situé sur les lieux de l’ancienne usine AZF, l’Oncopole est un campus de 220 hectares dédié entièrement à la lutte contre le cancer. Le campus réunit, pour la première fois en Europe, chercheurs, laboratoires publics et privés, entreprises et médecins dans le but de devenir leader européen d’ici 10 ans. Ce nouveau pôle de compétitivité globalise 4 000 nouveaux emplois.

Oncopole-Toulouse

 

Pour la métropole toulousaine, ce vaste projet de santé publique représente un grand enjeu de développement et de diversification économique.


Toulouse Montaudran Aérospace

Toulouse Montaudran Aérospace est un projet de 56 hectares dédié à l’aéronautique. Il a vocation à devenir la vitrine internationale pour la capitale toulousaine et un campus scientifique d’envergure européenne.
Basé dans le quartier de Montaudran, autour de la piste de l’Aéropostale, ce nouveau campus réunit universités, plateformes de recherche, quartiers résidentiels et lieux de loisirs.

 

Montaudran-Aérospace

 

Sur ce projet, l’agglomération a souhaité soigner la végétation et favoriser le retour de la biodiversité sur le site (piste traitée sous forme de trame végétale, clairières sportives, bois, parc de loisirs, cheminements piétons vers le canal du Midi, etc.). Le site s’inscrit aussi dans un cadre durable plus large où les activités commerciales et culturelles côtoient logements et résidences privés.

 

Quelques exemples d’aménagements durables : limitation des déplacements, transports en commun et modes doux favorisés, nature réintroduite, gestion des eaux de pluie, programmes économes en énergie, conception bioclimatique des bâtiments, mise en place d’énergies renouvelables, …


Musée de l’aeronautique : Aeroscopia

Aeroscopia

 

On ne peut parler de Toulouse sans parler d’Airbus et de toute l’industrie aéronautique et spatiale. Ainsi, il semblait normal qu’un musée soit dédié à son histoire.
Le projet d’un tel musée va même au-delà car il mettra en scène un véritable espace scientifique et d’exposition sur l’aéronautique et l’aéropostale.
Porté par un regroupement d’associations, le constructeur Airbus et l’ensemble des collectivités territoriales, Aeroscopia est un parcours de découverte. Ce musée permettra d’accueillir des avions de légende comme le Concorde, le Caravelle, le Super Guppy, l’A300 et les principaux avions restaurés de l’Histoire.

 

Le musée devrait ouvrir ses portes au public au premier trimestre 2014, selon les architectes.

 

Les chiffres du projet :

  • 20 millions d’euros de coût total
  • 5 000 m2 d’expositions en plein air
  • 110 000 visiteurs attendus la première année (145 000 pers./an au bout de 5 ans)
  • ouvert 360 jours par an

 

Le quartier des Sciences

Ce projet s’inscrit dans une démarche d’ouverture aux étudiants, mais aussi à l’ensemble de la population. Le quartier des Sciences offrira un véritable lieu d’information, d’échanges, d’accueil, d’expérimentations et de confrontations sur les développements de la recherche.

 

Il sera composé :

  • du Quai des savoirs (allées Jules Guesde),
  • de la Faculté de Médecine (allées Jules Guesde),
  • du Muséum d’histoire naturelle (allées Jules Guesde),
  • d’une cité internationale des chercheurs combinée avec des logements étudiants sur des anciens locaux universitaires (rue des Trente-six-Ponts)

 

Le-quartier-des-sciences-à-Toulouse

 

Le Quai des savoirs, situé au 39 et 41 allées Jules Guesde, abritera le siège du Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) de l’Université de Toulouse.

 

Le Quai des savoirs est à la fois un lieu d’accueil pour les jeunes souhaitant s’informer sur les formations universitaires, les carrières scientifiques ou la recherche, mais aussi pour les entreprises qui souhaiteraient créer des partenariats avec les laboratoires universitaires.

 

L’aménagement de ce quartier coûtera près de 28 millions d’euros, pour une première exploitation prévue en 2014.

 

Les nouvelles lignes de Tramway

Tramway-Toulouse

 

Toulouse se développe et développe son réseau de transports. Dès le début de l’année 2014, deux nouvelles lignes (Envol et Garonne) devrait compléter le dispositif existant (ligne T1).

 

Les trois lignes de tramways :

 

  • la Ligne T1 : ouverte en 2010, cette ligne doit permettre un meilleur maillage des transports vers l’intermodalité.
  • le Tramway Envol : raccordée à la ligne T1, cette nouvelle ligne desservira l’aéroport.
  • le Tramway Garonne : c’est le prolongement de la ligne T1 vers le centre ville. A terme, avec la connexion du tramway Envol, l’aéroport sera directement accessible en tramway depuis le centre de Toulouse.

 

 T1EnvolGaronne
Longueur11 km2,4 km3,4 km
Nombre de stations1836
Rames212 places208 places
Vitesse moyenne20 km/h20 km/h20 km/h
Distance moyenne entre les stations635 mètres550 mètres
Trafic estimé30 000 voyageurs/j.9 500 voyageurs/j.30 000 voyages/j.
Coût total de l'investissement212 millions d’€55 millions d’€115 millions d’€

Liaison multimodale Sud-Est

Inaugurée le 22 mars 2013, la Liaison Multimodale Sud-Est (LMSE) est entrée en service le 11 mars dernier.

 

Liaison-multimodale-Sud-Est

L’objectif de la création de cet axe est d’améliorer la qualité de circulation et des échanges dans le secteur Sud Est de Toulouse (très embouteillé). Pour ce faire, les bus circulent en site propre (voie dédiée uniquement aux bus) et ont toujours la priorité. Les vélos et les piétons disposent, eux aussi, de voies dédiées.

 

La LMSE participe ainsi au développement de ce secteur et accompagne son urbanisation. Cet axe relie le canal du midi ou encore la ligne B au niveau de Ramonville. Il s’intègre donc dans un maillage plus large autour de l’Université Paul Sabatier, du Complexe Scientifique de Rangueil, de l’aérospace ou encore des quartiers avoisinants.

 

Les chiffres :

  • Longueur : 5 kilomètres
  • 11 stations
  • 35 000 étudiants bénéficiaires de cette nouvelle voie
  • 300 entreprises desservies
  • Coût du projet : 69 millions d’euros

 

Boulevard Urbain Nord

Le Boulevard Urbain Nord (BUN) représente un potentiel d’urbanisation et de développement économique pour le secteur de Toulouse Nord. Les travaux d’aménagement devraient commencer avant fin 2014.

 

BUN

  • Ce projet d’envergure répond, non seulement à l’augmentation croissante de la population et à l’étalement urbain, mais aussi à trois objectifs majeurs :
  • structurer et raisonner l’urbanisation future du secteur
  • valoriser le paysage en maintenant l’activité agricole
  • offrir des transports alternatifs, relier les quartiers et faciliter les échanges.

 

Qu’est-ce que le BUN ?
Le BUN se caractérise par le partage de la voirie pour l’ensemble des utilisateurs :
– une voie pour les véhicules (2×1 voie),
– une voie dite en “site propre”, pour les transports en commun (depuis la station de métro de Borderouge),
– de cheminements piétons et cyclables.